Le samedi matin 26 Oct 2019 nous avons été accueillis par le Président Mr Le Cam et Mr Allanic Patron du Canot, Mr Paulay Mécanicien  de la station SNSM du Croisic qui nous ont commenté le fonctionnement de leur Station.

Hommes de la mer au service des marins et des incidents de mer, pilotés par le CROSS Centre régional opérationnel de surveillance, assurant une mission générale de coordination du sauvetage.

 





Xavier de la Gorce, président de la Société nationale des sauveteurs en mer.

Le budget 2020 prévoit :

Une enveloppe supplémentaire de 4,5 millions d'euros pour la SNSM. C’est une bonne nouvelle ?

Ce n'est pas tout à fait ce que nous attendions. Nous demandions 9 millions d'euros. Nous avons obtenu 4,5 millions d'euros. Je dirais que cette annonce a tout d'un ciel d'automne. Elle comporte des nuages. Le compte n'y est pas.

Qu'est-coque vous reprochez

Au gouvernement, Gérald Darmanin (ministre de l’Action et des Comptes publics, NDLR) s’est opposé à l'amendement qui aurait pérennisé cette recette dont nous avons besoin pour renouveler notre flotte et. Former nos bénévoles. L'idée, proposée’ par plusieurs députés de la majorité, était d’affecter à la SNSM la moitié de la taxe sur les permis de bateaux à hauteur de 4,5 millions d'euros. Mais l'administration fiscale était vent debout. Elle n'aime pas les taxes affectées il y a donc une vraie incertitude sur le maintien à terme de cette recette.

Le ministre des Comptes publics

S'est pourtant engagé. Oui, il a promis que cette somme serait inscrite dans les budgets 2020 et 2021. Mais ensuite, qui sait ? Les gouvernements changent. Lors du drame des Sables-d'Olonne (trois bénévoles de la SNSM ont péri lors d’un naufrage le 7 juin, le: Président s’était pourtant engagé. A trois reprises il avait dit : « Je vous soutiendrai

La SNSM
Son fonctionnement repose sur 8 000 bénévoles 35% sont des professionnels de la mer. Mais ce pourcentage est appelé à baisser dans les années à venir, étant donné  l’évolution démographique de ce secteur.il va donc falloir consacrer un budget plus conséquent a la formation et renouveler une flotte vieillissante.

Vous avez besoin d’investir ?

45 % de notre flotte hauturière a plus de vingt-cinq ans et 15 % plus de trente ans. Nous aurons besoin d'acheter 140 nouveaux bateaux au cours des dix prochaines années. Cela représente un investissement de 100 millions d'euros. Nous venons de signer un engagement pour une tranche ferme de 25 Millions d’euros et la fourniture de 35 bateaux sur cinq ans. Une autre option est posée pour le même nombre de navires.’ À condition que nous ayons les ressources.

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D'où pourraient provenir

D’où pourraient provenir de nouvelles ressources ?

 Les: dons faits  à la SNSM bénéficient d'une défiscalisation à hauteur de 66 %. Elle pourrait être portée à 75.%.Si les’*150 000 amateurs de nautisme donnaient 30 euros  cela ne leur coûterait que 7euros50 Même pas le prix d’une place de cinéma. Nous voulons aussi avoir accès aux crédits de la formation professionnelle. Il faut que l’Etat nous aide à collecter les 4,5 millions d'euros qui nous manquent.

 

Recueilli par
Patrice MOYQN.
Archives Stéphane Geuf
Ouest-France


Publié le 18/10/2019 par Vincent Groizeleau

La Société Nationale de Sauvetage en Mer a signé hier, à Paris, le contrat de conception et de réalisation de sa future flotte. Comme annoncé en juillet dernier, celle-ci est confiée à un maître d’œuvre unique : le chantier Couach de Gujan-Mestras, en Gironde.

Le contrat, d’une durée de 10 ans, comprend une tranche ferme de cinq ans portant sur la réalisation de 35 bateaux pour un montant de 25 millions d’euros, et une tranche optionnelle similaire. Soit en tout 70 canots, vedettes, semi-rigides et pneumatiques et autres jet-skis pour un investissement fixé à 50 millions d’euros. Toutefois, la SNSM souligne que cela ne représente que la moitié de ses besoins pour le renouvellement de ses moyens : « Dans la mesure où les finances de la SNSM le permettraient, le contrat prévoit la mise à disposition de la SNSM d'une capacité industrielle de production lui permettant de satisfaire l'ensemble de ses besoins de renouvellement, à savoir 140 bateaux sur 10 ans », explique l’association, qui évalue la facture totale de ces 140 unités à 100 millions d’euros.

Standardiser les moyens et trouver des solutions de financement

 

Avec ce projet, la SNSM change radicalement son approche en matière de constructions neuves. Historiquement, elle commandait ses moyens de sauvetage à différents chantiers, au gré de ses besoins,  de ses ressources financières et de leur provenance, sachant qu’environ 75% du financement est réuni par les stations via les dons et le soutien des collectivités locales. Un modèle qui se heurte au fait qu’il faut remplacer à brève échéance l’essentiel des canots tous temps (CTT) et de nombreuses vedettes en fin de vie. D’où l’idée de la SNSM de profiter de cette masse de bateaux à renouveler pour standardiser la flotte. Et trouver un maître d’œuvre unique afin de réduire les coûts et solutionner les problématiques financières liées à son statut d’association, qui ne peut emprunter et donc lancer une politique d’acquisition en série sur le long terme. En confiant à un seul acteur toute la future flotte, il s’agit de donner à l’industriel une visibilité importante et la possibilité de trouver des solutions de financement. Pour la SNSM cela permettra aussi d’homogénéiser un outil nautique aujourd’hui très disparate (19 modèles principaux), avec des gains financiers significatifs attendus, tout en facilitant la formation des sauveteurs et la logistique liée à la maintenance. « La responsabilité du maître d’oeuvre unique couvre, pour tous les navires de la gamme, l’architecture navale, la conception, la réalisation, les essais et validations, la livraison, la formation, le soutien en vue du maintien en condition opérationnelle, cela dans le cadre d’une obligation de résultats. Le choix d’un chantier, de niveau industriel, assure également à la SNSM une capacité et une flexibilité de production, adaptée à ses besoins, mais aussi à ses contraintes budgétaires, tout en lui offrant une visibilité sur une période de 10 ans, en termes de qualité, prix et délais », explique l’association et les industriels retenus.



Six nouveaux types de bateaux

 

Choisi à l’issue d’une procédure de dialogue compétitif, Couach s’est allié sur ce projet  avec les architectes Frédéric Neuman et Christophe Barreau. Le premier avait pour mémoire travaillé en 2017 avec la SNSM sur une étude préliminaire qui avait permis de définir les besoins fonctionnels des sauveteurs et la structuration en gamme des futurs moyens nautiques de l’association.